Crypto-Chroniques 8 : Le crypto-cimetière et un fantôme…

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Visitez le cimetière des crypto-monnaies

En voilà une ambiance bien lugubre alors que c’est les vacances, qu’on est en demi-finale, qu’il fait beau, et que le crypto-marché se réoriente peut-être enfin à la hausse ! Pourquoi donc cette entrée en matière si morbide ?




Parce qu’aujourd’hui nous allons vous présenter une nouvelle classification un peu spéciale de crypto-monnaies. Après les « shitcoins » ou les « scamcoins », voici les « deadcoins », les crypto-monnaies qui ont quitté notre monde. Parce que si la liste de CoinMarketCap, avec plus de 1600 noms, semble plus imposante que jamais, la liste des crypto-monnaies disparues, avec des centaines de références, commence à être elle aussi sacrément longue.

Deadcoins.com, le cimetière en ligne des crypto-monnaies

Deux sites en particulier s’amusent à les recenser. Il y a Dead Coins et Coinopsy, et même si la mode est un peu passée, on conseille à toutes personnes nouvelles dans le secteur qui seraient prêtes à investir dans les cryptos d’aller se promener par curiosité sur ces listes. Car beaucoup des tokens concernés ont jadis fait l’objet d’intenses discussions et d’investissements conséquents.

Se promener dans les allées de ces cimetières est en effet plein d’enseignements, car on trouve inscrites sur les pierres tombales des épitaphes qui couvrent à peu près tous les maux touchant les crypto-monnaies. Il y a les arnaques (système de « prêts » de crypto-monnaies qui sont souvent des Ponzi, ICO frauduleuses…), les monnaies hackées ou non suffisamment sécurisées, les tokens disparus par manque de succès, les projets mal menés par des personnes manquant de compétence, etc. On a un beau catalogue des risques qu’il faudrait savoir évaluer un minimum avant de mettre son argent sur des tokens.

Nous, comme nous l’expliquions dans un billet précédent, nous sommes devenus du genre Bitcoin maximalistes. Il y a donc aucune chance que nous allions mettre des sous sur un token qui sera forcément pour nous un « token-à-la-con » (reste juste à savoir à quel degré…). Par contre si vous souhaitez tenter des coups, on rappelle d’une part qu’il faut faire très attention, et d’autre part que même si cela n’immunise pas de futurs désagréments, il y a des précautions à prendre, comme pour commencer de s’assurer du sérieux du projet portant le token concerné (lire le white paper, se renseigner sur les équipes de développeurs, savoir détecter les discours suspects, etc.).

Sinon votre argent risque de finir chez Dead Coins…

Manifestation possible de Satoshi Nakamoto

N’avez-vous pas ressenti il y a quelques jours, en regardant le cours du Bitcoin, comme un picotement sur la nuque ou une fugace sensation de froid dans le dos ? Et oui, c’est une nouvelle manifestation du fantôme le plus célèbre du monde des crypto-monnaies, celui de Satoshi Nakamoto (le second plus célèbre étant Casper, la prochaine mise à jour d’Ethereum…).

On le rappelle pour ceux qui ne serait pas au courant, Satoshi Nakamoto est le pseudonyme derrière lequel se cache le créateur (ou l’équipe de créateurs) du Bitcoin. Beaucoup de gens se sont cassés la tête sur le sujet, certains allant jusqu’à produire des shortlists de possibilités assez serrées. Mais on ne sait pas à ce jour avec certitude qui est l’inventeur du bitcoin. Le sujet revient d’ailleurs régulièrement sur la table, et plusieurs personnes ont même déjà revendiqué de l’être, sans être prises au sérieux.

Et bien notre fantôme se serait manifesté récemment, non pas en faisant tourner des tables, mais en publiant un texte sur internet, qui pourrait être l’avant-goût d’un futur livre à venir.

Émoi dans la communauté. Immédiatement on analyse, on scrute, on vérifie tout les éléments du texte. Et la réponse, quant à savoir si son auteur pourrait être Satoshi Nakamoto, est comme d’habitude « p’tet ben que oui, p’tet ben que non ». Le texte est cohérent avec ce qu’on sait de l’histoire du bitcoin, mais il ne contient pas pour autant de preuve, donc on n’est pas plus avancé.

De toute façon c’est très simple. Nakamoto est propriétaire de 980 000 bitcoins (mouarf…). La seule preuve vraiment irréfutable qu’une personne serait bien l’inventeur du bitcoin serait la possession de la ou des clés privées susceptibles de dépenser ces bitcoins. Et pour l’instant, on n’a rien vu passer sur la blockchain.

Le serpent de mer va donc continuer d’onduler, et nous de nous demander si cette fois on a à faire au vrai gars ou pas. À chaque fois on tombe dans le panneau. Piqué dans notre curiosité, on brûle toujours de savoir si le grand mystère est enfin résolu. Par ailleurs, à côté du jeu de détective, il serait forcément intéressant d’avoir, pour l’histoire, plus d’éléments ou de réflexions sur le Bitcoin par son créateur.

Par contre, en dehors de cet aspect des choses, il faut bien comprendre, même si l’expression est un peu forte, qu’on s’en fout de Satoshi Nakamoto. Sa création n’a plus besoin de lui. Elle a justement été pensée pour n’avoir besoin ni de lui ni de personne. Le bitcoin n’aurait que faire d’un patron, d’un leader, ou de ce que Vitalik Buterin est à Ethereum. Bref, si Satoshi réapparaissait, ça serait juste pour faire des photos, ou vendre un livre tiens…

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